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L'asso dans les journaux: notre action a besoin de se faire savoir!

Les membres du Rotary Club, Lions, Soroptimist, Kiwanis et de la Jeune Chambre Économique réunis pour la bonne cause.(Photo R.M.) 

Vendredi 9 mars, à partir de 19 heures au Palais de l’Europe, une soirée autour du tango argentin s’articulant autour d’une conférence et d’un concert est organisé par le Rotary Club, Lions, Soroptimist, Kiwanis et de la Jeune Chambre Économique. Sur scène, le Mathieu Cepitelli Trio, dont le meneur au piano et à la composition a été formé au conservatoire de Menton


Qu'est-ce qui fait battre les Coeurs du Campanin ?

Publié le samedi 25 septembre 2010 à 00h00
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Qu'est-ce qui fait battre les Coeurs du Campanin ?_1 Produits frais, fruits et légumes, biscottes, céréales, pâtes : les bénéficiaires reçoivent gratuitement, chaque semaine, un panier de nourriture. Le sourire des bénévoles en prime. Eric DULIERE

En moins de deux ans, l'association est devenue une véritable institution. Grâce à elle, huit cents personnes ont pu manger à leur faim. Quel est son secret ?

Les clubs services n'en finissent plus de leur remettre des chèques. Les particuliers participent en nombre à toutes les collectes de nourriture. L'Intermarché du Careï et Super U Garavan mettent à leur disposition tous leurs produits en fin de vie. Commerçants et artisans sont également de la partie : la boulangerie Rey en donnant chaque jour du pain, le restaurant Les Deux Anges en reversant la moitié de ses recettes lors de week-ends spéciaux.

La liste des bienfaiteurs des Coeurs du Campanin est aussi longue que sa vie est courte. En moins de deux ans, l'association est devenue une véritable institution dans la Cité du citron. Son épicerie solidaire de l'avenue du Val-de-Menton, un repaire précieux pour ceux - plus de huit cents personnes depuis le 2 mai 2009 - qui s'y rendent, chaque semaine, pour recevoir un panier de nourriture.

L'envie de venir en aide aux pauvres

Derrière cette réussite, il y a le rêve d'un homme, Pierre Gérace, aujourd'hui président de l'association. Un homme de foi qui avait « envie, depuis longtemps, de venir en aide aux pauvres, mais sans pouvoir le faire ».

Puis, il y a quelques années, Jean-Claude Guibal lui demande de le rejoindre sur sa liste. Celui qui se considère plus comme « un homme d'église qu'un homme politique » accepte. Et reçoit le coup de pouce dont il avait besoin : la mise à disposition, par la mairie, du local qui deviendra l'épicerie solidaire.

Rapidement, les choses s'enchaînent. « Nombre de mes amis, qui ont entre 60 et 65 ans et sont à la retraite, ont eu envie de se joindre à l'aventure. Ça n'a pas été compliqué. » Ils sont, aujourd'hui, une soixantaine de bénévoles à se relayer, toute la semaine, pour faire tourner cette petite entreprise de la générosité.

Le ciment ? L'attachement à la Cité du citron

Et quand on demande à ces bénévoles ce qui motive leur engagement, c'est dans un joyeux brouhaha, entre les légumes à trier et les produits secs à ranger, que fusent les réponses, toutes dans le même sens : « Depuis qu'on est à la retraite, on a du temps et l'envie de partager avec les autres en se rendant utile. »

Une aventure qui a pris, aussi, parce que son objectif est simple : donner à manger aux plus démunis. Car, comme le souligne Pierre Gérace, « la nourriture est primordiale ». Mais il ne faut pas le cacher : le ciment de toutes ces bonnes volontés est, aussi et surtout, le fait d'être mentonnais. Le choix du nom de l'association raconte, à lui seul, l'attachement de chacun de ses membres à la « perle de la France ». « Nous sommes une association locale. Mais, précise, dans un sourire, Pierre Gérace, on ne donne pas à manger qu'aux Mentonnais, mais à tous ceux qui habitent Menton. »

Le sourire se teinte de tristesse quand il s'agit d'évoquer les bénéficiaires de l'épicerie : « Nous ne pensions pas qu'il y aurait tant de besoin, confesse le président. Nous recevons à 75 % des femmes seules avec des enfants, quelques chômeurs en fin de droit, ou encore des personnes âgées avec une petite retraite et qui ne sont pas propriétaires. Une fois leur loyer payé, il ne leur reste pas grand-chose, voire rien pour se nourrir. »

Face à cette souffrance, les mots ont aussi leur importance. C'est pour cela que le président Gérace est présent chaque jour, « juste une petite heure », auprès de ses bénévoles quand le volet roulant se lève. « Il est très important d'être là pour rencontrer nos bénéficiaires et leur parler. »

Quand on passe un moment au sein de l'épicerie, au milieu des bénévoles, à les voir travailler, à les écouter discuter et rire, à échanger avec les bénéficiaires, on se dit que l'ingrédient magique des Coeurs du Campanin est certainement là, dans cette proximité.

mcourtassol@nicematin.fr

Date de dernière mise à jour : 2012-06-13 11:55:35

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